Enregistrer la formation de la pensée

Après avoir sélectionné 16 patients, ils leur ont demandé d’accomplir huit exercices différents, comme écouter un stimulus audio et réagir, regarder des images de visages ou d’animaux sur un écran et accomplir une action, simplement répéter un mot, ou, plus complexe, trouver son antonyme.

Dans le même temps, ils enregistraient l’activité électrique du cortex préfrontal, mais aussi des zones du cerveau qui traitent l’interprétation des stimuli auditifs ou celles s’occupant du mouvement, comme le cortex moteur. Dans deux vidéos publiées sur Facebook, les chercheurs montrent par exemple ce qu’il se passe dans le cerveau d’un de leurs cobayes quand on leur demande de répéter le mot “humide” ou de chercher son antonyme, “sec”.

En jaune: la perception du stimulus (le mot qu’ils entendent). En rouge: l’interprétation du mot et la recherche d’une réponse. En bleu: la formulation de la réponse. À noter que le cortex préfrontal s’active pendant toute la durée pour coordonner toutes les zones du cerveau impliquées.

Selon les chercheurs, leurs résultats démontrent très clairement comment le cortex préfrontal organise l’activité cérébrale. Cette fonction est surtout visible pour l’accomplissement des tâches les plus compliquées, comme celles impliquant de nombreuses zones différentes du cerveau, soulignent les neuroscientifiques.

“La colle des capacités cognitives”

“Nous avons constaté que le cortex préfrontal restait actif pendant presque toute la durée du processus de fabrication de la pensée, exactement comme le ferait une région ‘multitâches’ du cerveau”, explique Robert Knight, neuroscientifique à l’Université Berkeley. “Ces tests démontrent que le cortex préfrontal est le chef d’orchestre qui relie les choses entre elles pour obtenir un résultat, ajoute-t-il. Que c’est la colle des capacités cognitives.”

“Les études se basant sur l’IRMf montrent le plus souvent que plus une tâche devient complexe, plus l’activité cérébrale est intense, en particulier dans le cortex préfrontal, ajoute Avgusta Shestyuk, également neuroscientifique et principal auteur de l’étude. Dans notre étude, nous pouvons voir que ce n’est pas seulement parce que les neurones travaillent vraiment très dur et s’activent en continu, mais plutôt que de plus en plus de régions du cortex sont recrutées [pour participer à l’effort].”

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Créateur d'AFEST Sofiane

Créateur d'AFEST Sofiane

Formateur d'enseignants de formateurs et de cadres pédagogiques.

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